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Insecte nuisible

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.83/5

vos avis

25 critiques: 3.59/5

visiteurnote
ultima 4
tu0r 2.75
Toxicguineapig 3.25
Titeuf@ 3.75
Sifu Tetsuo 3.75
Secret Tears 5
Samehada 4
punkfloyd 3.25
Pikul 3
OshimaGosha 4
Mounir 3.75
Mister_Tsukimoto 5
Léo 2
Kokoro 4.5
Izzy 3
Inoran 3.75
Flichtenbloden 3.5
Epikt 5
cityhunter 3
chronofixer 3
Chip E 3.5
Cassiel 2.75
Black_pantha 2.25
Bastian Meiresonne 4
750XX 4


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Seule contre tous

Film troublant sur les jeunes adolescentes japonaises en mal d'être. De part sa lenteur, le film met un peu de temps à s'installer. Cependant la tension monte en crescendo et le film devient vraiment interessant dans sa dernière demi-heure.
A noter que l'actrice principale est absolument remarquable.

24 septembre 2008
par Sifu Tetsuo


Incroyable !!

Tous simplement un chef d'oeuvre !!

31 août 2002
par Secret Tears


Film très méconnu qui pourrait s'apparenter à un film d'ado japonais, mais qui se révèle dès les premières images un film social étrange et singulier. En fait ça ressemble à un film de Kore-Eda période Distance ou Nobody Knows. déjà les premières images installent une distance, une froideur, le rythme, et la succession des plans marquent la désaffection et c'est finalement le vide qui surgit de toutes ces images au sein pourtant de ce collège japonais, tout le reste n'étant construit que comme crise autour de ce vide qui s'installe à la place centrale. En quelques plans de coupe, Shiota parvient à montrer que le fait de son film est exactement à l'opposée du lieu ou on l'attend, par un angle oblique à un moment où des élèves sont filmées en demi ensemble, puis dans un champ qui attendrait un contre champ. Nous entrons dans un espace délimité pour nous rendre compte que tout se jouait dans l'espace oublié. L'horreur sociale, le fantômatique qui seront à l'oeuvre chez le Kyoshi Kurosawa de Tokyo Sonata sont déjà présents en creux, et si l'on pourrait craindre à un moment la même sortie de crise trop facile que dans ce dernier film -c'est quoi cette manie de sortir un piano et ça y est, tout va mieux, cet effet du piano ex machina dans les films japonais?- entraînant les mêmes défauts de rythme, c'est pour finalement nous remettre une baffe plus forte dans la tronche et tout écrouler de nouveau. Dans ces derniers basculements on trouve quelques instants de magie à partir de la scène du foot avec la canette, qui nous font entrer dans la folie de la protagoniste et la suivre, jusqu’au moment fatidique. Suite à l'irreversible, nous sommes emmenés dansune dernière aventure poignante. Le film, à la croisée du petit garçon d'Oshima, de Nobody Knows de Kore eda et de Toykoy Sonata de kyoshi kurosawa se révèle, de manière beaucoup moins ambitieuse, un essai tout à fait honnête et prometteur

25 mai 2013
par OshimaGosha


Une oeuvre d'art tout simplement...

Ce film est une oeuvre d'art complète. Des plans hallucinant d'ingéniosité, de vibration. Une bande son qui fait froids dans le dos, qui à elle seule, nous transporte, nous plonge, nous enterre, nous enfouis littéralement. Impossible de revenir sur terre après le visionage du film tellement le son et l'image sont violentes. Ce n'est pas ici de la violence, façon hémoglobine, non surement pas. C'est une violence bien plus forte, psychologique dirons nous, dans les moindres recoins du film, le sombre et la violence absolue reignent en maîtres. Le jeu de Aoi Miyasaki est fabuleux tout simplement. Elle nous bloc complètement dans notre fauteuil avec ce regard si noir, ce jeu si blessant. Un film où l'espoir n'est pas, où la fin est proche, où le monde vus sous cette angle ne devrait qu'être brûlé. Le seul personnage attachant étant un sale fou, qui réussi a faire lâcher quelques sourrires au personnage principal... Mais qui l'emmenera dans des situations extrêmes. Le rythme même du film est totalement gloque, on en tremble, on se sent mal à l'aise tout le long du film. On a véritablement l'impression que tous ces humains ne sont que des insectes nuisibles, prenant le regard du personnage principal, le spectateur ne peut qu'être révolté, dégouté, écoeuré par ce monde qui nous est présenté. Le film commence sur un acte de désespoir, et se termine par un acte d'indifférence, un acte non pas de désespoir mais de dépit. La boucle est bouclé en somme, du désespoir au dépit, ce monde ne vaut vraiment plus la peine d'être vécus. L'oeuvre d'art noir au possible qu'il faut visionner à tout prix, voilà ce qu'est Gaichu...

07 avril 2007
par Mister_Tsukimoto


bof...

On ne peut pas dire que ce soit vraiment mauvais mais tout ça est assez insignifiant. Le service minimum du cinéma d'auteur japonais et rien qui puisse attirer durablement l'attention.

14 novembre 2005
par Léo


Coup de poing

Camarade de Kiyoshi KUROSAWA, Akihiko SHIOTA réalise avec GAICHU une œuvre d’une incroyable force émotionnelle. Collégienne solitaire et silencieuse habituée de l’école buissonnière et préférant à l’environnement scolaire la compagnie d’un jeune marginal qui ère avec un oncle attardé, Sachiko ne baigne pas dans un environnement serein : père absent, mère dépressive déjà passée par la tentative de suicide, rumeur d’une relation avec un prof de math parti loin mais avec qui elle entretient une relation épistolaire, de quoi développer les idées saugrenues d’une adolescence perturbée comme se faire percuter par une voiture. Même sa meilleure copine Takao ne peut la sortir de cet isolement tant la jeune fille semble détachée de tout code social. Le scénario suit alors la progression de cette fuite en avant, ponctuée de déceptions et de violence, qu’une fin ouverte n’apaisera d’aucune façon. On le voit, SHIOTA privilégie le réalisme à toute sensiblerie, et laissera son héroïne se débrouiller pour s’en sortir et devenir adulte à son tour. GAICHU est un constat glaçant sur une jeunesse japonaise urbaine complètement désorientée. La génération précédente n’est guère mieux lotie : adultes pervers, parents démissionnaires, éducation centrée sur l’efficacité mais complètement inapte à détecter les carences du système. Dans cet univers ou quasiment aucune lumière d’espoir ne vient illuminer un tableau très noir, la seule figure positive éventuelle représentée par l’ex-professeur ne l’est peut-être finalement pas tant que cela… Film coup de poing qui préfère pourtant le minimalisme à la démonstration, centrant toute son histoire sur une seule et unique protagoniste, GAICHU joue sur la répétition de scènes du quotidien pour mieux nous faire partager la sensation d’aliénation de Sachiko, prisonnière d’un univers étouffant au-dedans comme au-dehors. Rarement la fatalité n’aura été aussi bien exprimée à l’écran et en si peu de mots, d’autant que le travail très soigné sur l’accompagnement sonore renforce la puissance évocatrice des images et la tension permanente dans laquelle baigne tout le film. L’interprétation de Aoi Miyazaki est exceptionnelle : quasi-mutique, elle fait passer par l’infinie tristesse de son regard et la beauté mélancolique de son visage toute une gamme de sentiments enfouis. Silhouette fragile déambulant le long de paysages urbains désolés ou mortifères superbement filmés, elle porte tout le projet sur ses épaules, ne quittant jamais l’écran ou presque. La filmographie de cette jeune femme est décidemment d’une homogénéité remarquable depuis le EUREKA de Shinji Aoyama. Face à elle, l’adorable Yu AOI, merveilleuse dans HANA &ALICE de Shunji IWAI, est impeccable. Bien qu’en retrait, la participation « adulte » est totalement crédible. D’une subtilité et d’une richesse qui ne s’étiolent pas même après plusieurs visions, ce film reste très au-dessus d’un cinéma convenu et politiquement correct en appuyant là ou ça fait mal. Il réserve des moments bouleversants et inoubliables, dressant cet émouvant portrait d’une adolescente pas épargnée par la vie mais encore en devenir, envers et contre tous.

29 août 2005
par Kokoro


aoi in the dark

Le plus beau film du monde pour au moins encore quelques siècles.
Gaichu est beau, glaçant même, c'est du quasi-parfait (et Dieu sait que j'utilise pas ce mot à la légère). Mais pas de la perfection asseptisée et lisse, Gaichu est brutal et en dents de scie, et le spectateur s'y casse les dents. En grande partie bâti sur des ellipses sèches, des effusions aussi soudaines que fugaces (mais pas pour autant moins prégnante, au contraire), le moindre point de montage est comme retourner brutalement le couteau dans la plaie, cassant, innattendu et douloureux. Avec Gaichu, Shiota livre la version pleinement aboutie de ce qu'il avait entreprit sur Gips, à savoir un cinéma rigoureux à la limite du minimalisme, se réservant pour des fulgurances d'autant plus mémorables (et pas pour autant rares), forcément hermétique et montrant le moins possible de façon directe. Ce n'est pas fermer les yeux, au contraire, car Gaichu est beaucoup plus violent dans sa manière de montrer les choses que par les choses qu'il montre (qu'elles soient même d'un désespoir à se coller une balle dans la tête), mais c'est ce qui s'appelle faire du cinéma, faire rensentir plutôt que d'exposer.
Et finalement Aoi Miyazaki (dès lors bombardée au top de mes actrices fétiches), car sans elle le film ne serait pas ce qu'il est, qui dans son uniforme de collégienne donne vie au leitmotiv du film et de sa mise en scène, l'exacerbation du contraste, à la fois indestructible (puisque déjà détruite ?) et atrocement broyée. Un petit insecte, écrasée et perdue dans un monde inconnu et prédateur ; nuisible car belle et différente, mais indispensable. Vitale même.

31 juillet 2007
par Epikt


ça a l'air bien mais je suis pas rentré dedans

un peu le meme thème que BLUE SPRING mais en plus dur, il manque qelquechose pour retenir mon attention au moment ou je l'ai vu. des qualités quand meme.

12 juillet 2004
par chronofixer


Alien vs. prédateurs

Dans la parfaite continuité de ses précédents "Moonlight Whispers" ou "Don't Look Back", le réalisateur Akihiko Shiota donne sa propre version de l'adolescence…Une période de la vie torturée et particulièrement sombre. Traduisant le mal-être d'une fille déçue par un amour – que l'on imagine platonique – avec un ancien professeur, la cruauté de la vie n'arrange en rien son humeur et sa vision des choses. Au contraire, raillements de ses camérades de classe ou regards en biais sont immédiatement amplifiée dans son petit univers; en revanche, une succession de faits particulièrement macabres ne sont en rien pour lui redonner un éventuel sourire. Entièrement porté par les frêles épaules d'une future grande actrice, Aoi Miyazaki ("Eureka", "Eli, Eli…", "Su-ki-da"), "Harmful Insect" traduit parfaitement cette angst adolescente, que certains aient pu eux-mêmes ressentir à cette difficile période de l'année; la période même ou le suicide ressemble à un acte libérateur. D'autres pourraient sans aucun doute s'identifier aux malheurs de Sachiko ou du moins se laisser aspirer dans sa spirale descendante…jusqu'à cette fin ouverte incroyablement pessimiste, voyage vers un autre enfer.

17 avril 2007
par Bastian Meiresonne


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